Chers amis du yoga,
Pour cette nouvelle année, je suis heureuse de vous offrir cette pensée de Mâ Ananda moyî,
grande sage de l’Inde reconnue par tous de son vivant (1896-1982).
“Essayez d’être attentif à tout ce qui vous donne une vraie joie;
elle vous rapprochera du Divin.”
Pensée issue du livre de Jean Herbert: L’Enseignement de Mâ Ananda Moyî Collection :Spiritualité Vivante Editeur: Albin Michel
Chaleureusement
Patricia
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lundi 6 janvier 2014
lundi 22 août 2011
vendredi 8 juillet 2011
Point de vue
Maintenant voyez: Toutes les fois où vous commentez, vous devenez inconscient. Le mental interfère et avec lui, entrent le passé et le futur. La ligne verticale est perdue et vous devenez horizontal. Dès l´instant où le mental interfère, vous devenez horizontal. Vous passez à côté de l´éternité..
Rajneesh
jeudi 24 mars 2011
Pour le printemps
(De la part de Philippe B.)
CHANSON DE RECREANCE
Une nouvelle fois ce parfum d'incendie
Une nouvelle fois les caresses de l'air
Une nouvelle fois les filles étourdies
Danseront dans les prés la valse du temps clair
Une nouvelle fois revient la reverdie
Reines du crépuscule ivres comme vous l'êtes
Le soleil à regret vous fuit à reculons
Votre joue a les fards sanglants de sa palette
La nuit tarde à venir avec ses violons
Les longs soirs à nouveau cueillent la violette
Le désir au printemps joue aux dés les idées
On ne peut plus dormir sans rêver des romances
Les jours insomnieux sont pis que possédés
Car le boire d'amour est un vin de démence
Et le colin-maillard s'en va les yeux bandés
Tant qu'il rejaunira des genêts sur la lande
Les fous rajeuniront l'herbe d'anciens mots
Et si ce n'est Tristan qui baise Yseut d'Irlande
Je sens le sang des fleurs dans mes bras animaux
La tendresse d'aimer a l'accent des guirlandes
A chacun sa musique et sa mélancolie
L'enchantement d'avril m'entoure et me murmure
Les paroles qui font adorer la folie
Et je sens pénétrer au défaut de l'armure
Inoubliablement l'oubli le bel oubli
Le chiffre des amants au destin s'entrelace
Aux arbres confidents le cœur dit ce qu'il veut
Et les songes enfants écrivent dans la glace
Sur l'ombre d'un baiser le spectre d'un aveu
Ou des cœurs empennés aux fontaines des places
Heureux couples qui vont s'aimer au fil des eaux
Suivre sur leur miroir le vol des éphémères
Surprendre le secret du vent dans les roseaux
Et comme Perceval au jardin de sa mère
Ecouter longuement le latin des oiseaux
Aragon, Les Yeux d’Elsa
Une nouvelle fois ce parfum d'incendie
Une nouvelle fois les caresses de l'air
Une nouvelle fois les filles étourdies
Danseront dans les prés la valse du temps clair
Une nouvelle fois revient la reverdie
Reines du crépuscule ivres comme vous l'êtes
Le soleil à regret vous fuit à reculons
Votre joue a les fards sanglants de sa palette
La nuit tarde à venir avec ses violons
Les longs soirs à nouveau cueillent la violette
Le désir au printemps joue aux dés les idées
On ne peut plus dormir sans rêver des romances
Les jours insomnieux sont pis que possédés
Car le boire d'amour est un vin de démence
Et le colin-maillard s'en va les yeux bandés
Tant qu'il rejaunira des genêts sur la lande
Les fous rajeuniront l'herbe d'anciens mots
Et si ce n'est Tristan qui baise Yseut d'Irlande
Je sens le sang des fleurs dans mes bras animaux
La tendresse d'aimer a l'accent des guirlandes
A chacun sa musique et sa mélancolie
L'enchantement d'avril m'entoure et me murmure
Les paroles qui font adorer la folie
Et je sens pénétrer au défaut de l'armure
Inoubliablement l'oubli le bel oubli
Le chiffre des amants au destin s'entrelace
Aux arbres confidents le cœur dit ce qu'il veut
Et les songes enfants écrivent dans la glace
Sur l'ombre d'un baiser le spectre d'un aveu
Ou des cœurs empennés aux fontaines des places
Heureux couples qui vont s'aimer au fil des eaux
Suivre sur leur miroir le vol des éphémères
Surprendre le secret du vent dans les roseaux
Et comme Perceval au jardin de sa mère
Ecouter longuement le latin des oiseaux
Aragon, Les Yeux d’Elsa
lundi 27 septembre 2010
Matinée Yoga
Chers amis du yoga,
La prochaine matinée aura lieu le samedi 16 Octobre de 9h30 à 12h30.
Je prends les inscriptions dès aujourd’hui.
Je rappelle qu’un thème de réflexion , issu de paroles de sages, de maîtres spirituels, accompagne chaque matinée, toujours dans le but de ce que nous propose la voie du yoga:
L’ouverture de la Conscience, par la connaissance de soi à tous les niveaux: physique émotionnel et mental.
Lors de la dernière matinée yoga dont le thème était” Gérer sa vie” par le maître spirituel Lee Lozowick, à un moment donné du texte Mr Lee nous disait:
- Avant de passer aux affaires cosmiques, grimper à l’échelle de Jacob, il s’agit d’abord de se guérir.
Je souhaite à chacun une bonne semaine.
Bien à vous
Patricia
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samedi 14 août 2010
La route Vézelay - Assise (5)
Alpes, Massif de Belledone
Marcher, c'est se mêler à la conversation des arbres, aux commérages des oiseaux, au persiflage des reptiles. C'est se fondre dans la nature, se couler au fond du moule.
Jacques Lanzmann
Marcher, c'est se mêler à la conversation des arbres, aux commérages des oiseaux, au persiflage des reptiles. C'est se fondre dans la nature, se couler au fond du moule.
Jacques Lanzmann
vendredi 13 août 2010
La route Vézelay - Assise (4)
Alpes, Massif de Belledone
Marcher, c'est être dans le secret des dieux. C'est écouter à leurs oreilles et entendre avec eux des bruissements, des murmures qu'on croyait éteints.
Jacques Lanzmann
Marcher, c'est être dans le secret des dieux. C'est écouter à leurs oreilles et entendre avec eux des bruissements, des murmures qu'on croyait éteints.
Jacques Lanzmann
jeudi 31 décembre 2009
Voeu
J'ai dit que l'âme n'est pas plus que le corps,
Et j'ai dit que le corps n'est pas plus que l'âme,
Et que rien, pas même Dieu, n'est plus grand aux yeux de chacun que soi-même,
Et que quiconque fait deux cent mètres sans amour va à ses propres funérailles vêtu de son linceul,
Et que toi ou moi, nous pouvons sans un sou en poche acheter ce qu'il y a de mieux sur la terre,
Et que regarder avec un oeil ou montrer un haricot dans sa cosse confond la science de tous les temps,
Et qu'il n'y a pas de métier ou d'emploi où le jeune homme qui l'exerce puisse devenir un héros,
Et qu'il n'y a pas d'objet si fragile qu'il soit qui ne puisse servir de moyeu à la roue de l'univers,
Et je dis à tout homme et à toute femme:
"Que ton âme demeure calme et sereine devant un million d'univers."
Walt Whitman, Leaves of grass (Feuilles d'herbe)
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lundi 20 juillet 2009
Hameçon
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Le mot tibétain shenpa désigne la cause profonde de l'agression et la cause profonde du vouloir-saisir. Il fait référence à une expérience bien connue qui est à l'origine de tout conflit, de toute cruauté, de toute oppression et de toute avidité.
En général, on le traduit par "attachement", mais ce terme n'en rend pas tout le sens. Pour moi, shenpa signifie "être accroché".
Dzigar Kongtrul Rinpoché en donne une autre définition: la "charge"; la charge derrière nos pensées, nos paroles et nos actions, la charge derrière les "j'aime" et les "j'aime pas". Ce malaise, c'est la shenpa. (...)
C'est dans ces moments là qu'on entre en contact avec l'insécurité profonde de l'être humain, cette insécurité inhérente à un monde en transition, un monde qui change. Tant qu'on aura l'habitude d'avoir besoin de s'accrocher à quelque chose, on entendra toujours le murmure intérieur que provoque ce léger malaise ou cette agitation. On veut sortir un tant soit peu de cette inquiétude, c'est pourquoi quand on sent arriver la shenpa, on met le pilote automatique; sans pause, on cède à la démangeaison et on se laisse emporter. On mord à l'hameçon.
Pema Chödrön, Pour faire la paix en temps de guerre. 3. Ne pas mordre à l'hameçon. p. 41En général, on le traduit par "attachement", mais ce terme n'en rend pas tout le sens. Pour moi, shenpa signifie "être accroché".
Dzigar Kongtrul Rinpoché en donne une autre définition: la "charge"; la charge derrière nos pensées, nos paroles et nos actions, la charge derrière les "j'aime" et les "j'aime pas". Ce malaise, c'est la shenpa. (...)
C'est dans ces moments là qu'on entre en contact avec l'insécurité profonde de l'être humain, cette insécurité inhérente à un monde en transition, un monde qui change. Tant qu'on aura l'habitude d'avoir besoin de s'accrocher à quelque chose, on entendra toujours le murmure intérieur que provoque ce léger malaise ou cette agitation. On veut sortir un tant soit peu de cette inquiétude, c'est pourquoi quand on sent arriver la shenpa, on met le pilote automatique; sans pause, on cède à la démangeaison et on se laisse emporter. On mord à l'hameçon.
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vendredi 3 avril 2009
samedi 28 mars 2009
La chaise vide - 2
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Chaque jour possède son lot de pensées,
de mots et d'actions.
Vivez au diapason du jour.
p. 39 (LM, I, 54.)
Chaque jour possède son lot de pensées,
de mots et d'actions.
Vivez au diapason du jour.
p. 39 (LM, I, 54.)
vendredi 27 mars 2009
Saraha
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Il y avait en Inde un maître de la folle sagesse qui répondait au nom de Saraha. Il disait que ceux qui croient que toute chose est solide et réelle sont stupides comme du bétail, mais que ceux qui croient que toute chose est vide sont plus stupides encore.
Tout change tout le temps, et nous voulons sans cesse immobiliser les choses et les fixer. Ainsi, chaque fois que nous arrivons à une conclusion bien arrêtée, il est bon de se laisser tirer le tapis sous les pieds. On peut le faire soi-même ou laisser la vie s'en charger.
Pema Chödrön, La voie commence là où vous êtes.
Il y avait en Inde un maître de la folle sagesse qui répondait au nom de Saraha. Il disait que ceux qui croient que toute chose est solide et réelle sont stupides comme du bétail, mais que ceux qui croient que toute chose est vide sont plus stupides encore.
Tout change tout le temps, et nous voulons sans cesse immobiliser les choses et les fixer. Ainsi, chaque fois que nous arrivons à une conclusion bien arrêtée, il est bon de se laisser tirer le tapis sous les pieds. On peut le faire soi-même ou laisser la vie s'en charger.
Pema Chödrön, La voie commence là où vous êtes.

photo: Jean
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mardi 24 mars 2009
La chaise vide
- La chaise sur laquelle vous êtes assis est-elle vide ?
- Quelle idée ridicule ! comment cela serait-il ?
- Vous avez raison, cela ne se peut pas... parce que vous êtes assis dessus.
- Mais il est possible qu'une personne qui s'assoirait sur cette chaise se sente vide.
- Dans ce cas, la chaise serait vide même si elle était occupée !
Rabbi Nachman de Breslau était sur le point de commencer à enseigner lorsqu'il empoigna soudainement le bras de la chaise sur laquelle il était assis. Il s'exclama:
"Quand on s'assoit sur la chaise, on est un mensch ! "
Le dictionnaire définit mensch comme une personne d'honneur et intègre.
En langage contemporain, un mensch est un être humain complet. En plénitude. Ayant intégré les divers éléments de sa nature, tant physique que spirituelle.
Rabbi Nachman de Breslau, La chaise vide, ed. La Table Ronde
- Quelle idée ridicule ! comment cela serait-il ?
- Vous avez raison, cela ne se peut pas... parce que vous êtes assis dessus.
- Mais il est possible qu'une personne qui s'assoirait sur cette chaise se sente vide.
- Dans ce cas, la chaise serait vide même si elle était occupée !
Rabbi Nachman de Breslau était sur le point de commencer à enseigner lorsqu'il empoigna soudainement le bras de la chaise sur laquelle il était assis. Il s'exclama:
"Quand on s'assoit sur la chaise, on est un mensch ! "
Le dictionnaire définit mensch comme une personne d'honneur et intègre.
En langage contemporain, un mensch est un être humain complet. En plénitude. Ayant intégré les divers éléments de sa nature, tant physique que spirituelle.
Rabbi Nachman de Breslau, La chaise vide, ed. La Table Ronde
Folie n°20 (djp)
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lundi 23 février 2009
Sneetches
Voici une histoire racontée par Pema Chödrön.
La race supérieure, ceux auxquels tout le monde aspire à ressembler et aussi ceux que tout le monde hait, ce sont les Sneetches au ventre étoilé; ils ont une étoile sur le ventre et personne d'autre n'en a. Un petit futé qui savait à quel point les Sneetches étaient prévisibles invente une grosse machine capable de mettre une étoile sur les ventres.
Tous les Sneetches sans étoile sur le ventre s'y précipitent et en sortent avec une étoile, mais bien sûr, les véritables Sneetches au ventre étoilé savaient toujours qui ils étaient - et à quel point ils étaient supérieurs. Ca ne les déroutait pas le moins du monde.
Mais pour éclaircir cette situation très prévisible, le même petit futé se pointe avec une nouvelle machine dans laquelle on pouvait entrer pour faire supprimer l'étoile de son ventre. Tous les Sneetches au ventre étoilé y entrent donc et en sortent sans étoile au ventre; les supérieurs étaient maintenant sans étoile.
Le petit futé continue à faire marcher ces deux machines. Les Sneetches se pressent dedans et dehors, et l'argent s'accumule, mais au bout d'un certain temps tous les Sneetches font l'expérience de la shunyata*. Ils ne savent plus qui est qui ou quoi est quoi, qui est un Sneetch au ventre étoilé ou l'inverse, et donc, au bout de quelques temps, ils doivent bien se regarder les uns les autres sans étiquette ni opinions.
Pema Chödrön, dans: La voie commence là où vous êtes.
*Shunyata ~ vacuité
Tous les Sneetches sans étoile sur le ventre s'y précipitent et en sortent avec une étoile, mais bien sûr, les véritables Sneetches au ventre étoilé savaient toujours qui ils étaient - et à quel point ils étaient supérieurs. Ca ne les déroutait pas le moins du monde.
Mais pour éclaircir cette situation très prévisible, le même petit futé se pointe avec une nouvelle machine dans laquelle on pouvait entrer pour faire supprimer l'étoile de son ventre. Tous les Sneetches au ventre étoilé y entrent donc et en sortent sans étoile au ventre; les supérieurs étaient maintenant sans étoile.
Le petit futé continue à faire marcher ces deux machines. Les Sneetches se pressent dedans et dehors, et l'argent s'accumule, mais au bout d'un certain temps tous les Sneetches font l'expérience de la shunyata*. Ils ne savent plus qui est qui ou quoi est quoi, qui est un Sneetch au ventre étoilé ou l'inverse, et donc, au bout de quelques temps, ils doivent bien se regarder les uns les autres sans étiquette ni opinions.
Pema Chödrön, dans: La voie commence là où vous êtes.
*Shunyata ~ vacuité
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dimanche 1 février 2009
Respiration
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Respiration, ô toi l'invisible poème !
Incessant échange de l'être en soi au sein
du pur espace universel. Contre-balance
en quoi rythmiquement je surviens à moi-même.
Unique vague dont je suis
la successive mer;
toi, l'épargnante entre toutes les mers possibles -
espace acquis.
Combien n'y eût-il pas déjà de ces lieux des espaces
qui furent au-dedans de moi ! Bien des vents sont
comme mon fils.
Air, me reconnais-tu, empli d'endroits encore à moi naguère ?
toi, une fois, la lisse écorce,
la voussure et la feuille de mes paroles.
Rainer Maria Rilke, Sonnets à Orphée, II, 1
Respiration, ô toi l'invisible poème !
Incessant échange de l'être en soi au sein
du pur espace universel. Contre-balance
en quoi rythmiquement je surviens à moi-même.
Unique vague dont je suis
la successive mer;
toi, l'épargnante entre toutes les mers possibles -
espace acquis.
Combien n'y eût-il pas déjà de ces lieux des espaces
qui furent au-dedans de moi ! Bien des vents sont
comme mon fils.
Air, me reconnais-tu, empli d'endroits encore à moi naguère ?
toi, une fois, la lisse écorce,
la voussure et la feuille de mes paroles.
Rainer Maria Rilke, Sonnets à Orphée, II, 1
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mardi 27 janvier 2009
Buddhas de Jean - 4
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L'offrande de celui qui s'efforce vers la perfection peut être matérielle et physique (dravya-yajna, comme celle que l'adorateur, dans le culte, consacre à sa divinité); ou encore elle peut être l'austérité de sa propre discipline et l'énergie de son âme dirigée vers quelques buts élevés, tapo-yajna; ou encore elle peut être quelque forme de yoga (comme le prânâyâma des râja-yogins et des hatha-yogins, ou tout autre yoga-yajna); ou encore elle peut être l'offrande de l'étude et de la connaissance.
Bhagavad-Gîtâ, 4, III, 28 (la signification du sacrifice)
D'autres encore qui se consacrent à diriger leur respiration, ayant maîtrisé le prâna (le souffle expiré) et l'apâna (le souffle inspiré), versent comme sacrifice prâna en apâna et apâna en prâna.
Bhagavad-Gîtâ, 4, III, 29 (la signification du sacrifice)
C'est pourquoi, ayant, par l'épée de la connaissance, tranché ce doute qu'a soulevé ton ignorance et qui loge en ton coeur, aie recours au Yoga, ô Bhârata, et lève-toi.
Bhagavad-Gîtâ, 4, III, 30 (la signification du sacrifice)
L'offrande de celui qui s'efforce vers la perfection peut être matérielle et physique (dravya-yajna, comme celle que l'adorateur, dans le culte, consacre à sa divinité); ou encore elle peut être l'austérité de sa propre discipline et l'énergie de son âme dirigée vers quelques buts élevés, tapo-yajna; ou encore elle peut être quelque forme de yoga (comme le prânâyâma des râja-yogins et des hatha-yogins, ou tout autre yoga-yajna); ou encore elle peut être l'offrande de l'étude et de la connaissance.
Bhagavad-Gîtâ, 4, III, 28 (la signification du sacrifice)
D'autres encore qui se consacrent à diriger leur respiration, ayant maîtrisé le prâna (le souffle expiré) et l'apâna (le souffle inspiré), versent comme sacrifice prâna en apâna et apâna en prâna.
Bhagavad-Gîtâ, 4, III, 29 (la signification du sacrifice)
C'est pourquoi, ayant, par l'épée de la connaissance, tranché ce doute qu'a soulevé ton ignorance et qui loge en ton coeur, aie recours au Yoga, ô Bhârata, et lève-toi.
Bhagavad-Gîtâ, 4, III, 30 (la signification du sacrifice)
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lundi 26 janvier 2009
Buddhas de Jean - 3
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En ce monde, double est l'effort de l'âme sur elle-même (par lequel elle entre en la condition brahmique), comme Je l'ai déjà dit, ô toi sans péché: celui des sâmkhiens par le Yoga de la connaissance, celui des yogins par le Yoga des oeuvres.
Bhagavad-Gîtâ, 3, I, 3 (les oeuvres et le sacrifice)
Ce n'est pas en s'abstenant des oeuvres qu'un homme jouit de la non-activité, ni en renonçant seulement [aux oeuvres] qu'il parvient à sa perfection (à siddhi, où il réalise les aspirations de sa discipline de soi par le yoga).
Bhagavad-Gîtâ, 3, I, 4 ( les œuvres et le sacrifice)
Celui qui, ô Arjuna, maîtrisant les sens par le mental, sans attachement s'engage avec les organes de l'action dans le yoga de l'action, celui-là excelle.
Bhagavad-Gîtâ, 3, I, 7 (les œuvres et le sacrifice)
En ce monde, double est l'effort de l'âme sur elle-même (par lequel elle entre en la condition brahmique), comme Je l'ai déjà dit, ô toi sans péché: celui des sâmkhiens par le Yoga de la connaissance, celui des yogins par le Yoga des oeuvres.
Bhagavad-Gîtâ, 3, I, 3 (les oeuvres et le sacrifice)
Ce n'est pas en s'abstenant des oeuvres qu'un homme jouit de la non-activité, ni en renonçant seulement [aux oeuvres] qu'il parvient à sa perfection (à siddhi, où il réalise les aspirations de sa discipline de soi par le yoga).
Bhagavad-Gîtâ, 3, I, 4 ( les œuvres et le sacrifice)
Celui qui, ô Arjuna, maîtrisant les sens par le mental, sans attachement s'engage avec les organes de l'action dans le yoga de l'action, celui-là excelle.
Bhagavad-Gîtâ, 3, I, 7 (les œuvres et le sacrifice)
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samedi 24 janvier 2009
Buddhas de Jean - 2
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Etabli dans le yoga, accomplis tes actions, ayant abandonné tout attachement, égal dans l'échec et dans le succès, car c'est égalité que signifie le yoga.
Bhagavad Gîta, 2, II, 48
Les oeuvres, ô Dhananjaya, sont bien inférieures au Yoga de l'Intelligence; désire plutôt trouver refuge dans l'intelligence; ce sont de pauvres âmes misérables, celles qui font du fruit de leurs oeuvres l'objet de leurs pensées et de leurs activités.
Bhagavad Gîta, 2, II, 49
Celui qui a uni avec le Divin sa raison et sa volonté, celui-là rejette loin de lui, même en ce monde des dualités, à la fois l'action bonne et l'action mauvaise. Aussi efforce-toi d'être en yoga; le yoga est l'habileté dans les oeuvres.
Bhagavad Gîta, 2, II, 50
Etabli dans le yoga, accomplis tes actions, ayant abandonné tout attachement, égal dans l'échec et dans le succès, car c'est égalité que signifie le yoga.
Bhagavad Gîta, 2, II, 48
Les oeuvres, ô Dhananjaya, sont bien inférieures au Yoga de l'Intelligence; désire plutôt trouver refuge dans l'intelligence; ce sont de pauvres âmes misérables, celles qui font du fruit de leurs oeuvres l'objet de leurs pensées et de leurs activités.
Bhagavad Gîta, 2, II, 49
Celui qui a uni avec le Divin sa raison et sa volonté, celui-là rejette loin de lui, même en ce monde des dualités, à la fois l'action bonne et l'action mauvaise. Aussi efforce-toi d'être en yoga; le yoga est l'habileté dans les oeuvres.
Bhagavad Gîta, 2, II, 50
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jeudi 22 janvier 2009
Buddhas de Jean - 1
Voici quelques Buddhas laotiens, photographiés par Jean (09) accompagnés, une fois n'est pas coutume, d'extraits de la Bhagavad-Gîta (chapitre 2, le Yoga de la volonté intelligente) où il est question de... Yoga.
Pour qui n'est pas en yoga, il n'est ni intelligence ni concentration de pensée; pour qui est sans concentration, il n'y a pas de paix; et pour qui est sans paix, comment y aurait-il bonheur ?
Bhagavad Gîta, 2, II, 66
Sur cette voie, nul effort n'est vain, nul obstacle ne prévaut; même un peu de ce dharma délivre de la grande peur.
Bhagavad Gîta, 2, II, 40
Tu as droit à l'action, mais seulement à l'action, et jamais à ses fruits; que les fruits de tes actions ne soient point ton mobile; et pourtant ne permets en toi aucun attachement à l'inaction.
Bhagavad Gîta, 2, II, 47
Pour qui n'est pas en yoga, il n'est ni intelligence ni concentration de pensée; pour qui est sans concentration, il n'y a pas de paix; et pour qui est sans paix, comment y aurait-il bonheur ?
Bhagavad Gîta, 2, II, 66
Sur cette voie, nul effort n'est vain, nul obstacle ne prévaut; même un peu de ce dharma délivre de la grande peur.
Bhagavad Gîta, 2, II, 40
Tu as droit à l'action, mais seulement à l'action, et jamais à ses fruits; que les fruits de tes actions ne soient point ton mobile; et pourtant ne permets en toi aucun attachement à l'inaction.
Bhagavad Gîta, 2, II, 47
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samedi 10 janvier 2009
La fille d'Akiba
L’HISTOIRE DE LA FILLE D’AKIBA
Akiba accumula sur la tête et le cœur d’un seul homme tout le savoir et toute la sagesse possibles. Ne dit-on pas d’Akiba qu’il confirma la présence du Cantique des Cantiques dans le canon des Ecritures?
Sa fille Nehama (“consolation” en hébreu) est l‘enchantement de sa vie, une source de miel, de sagesse et de lait.
C’est de la bouche de son ami, le plus grand astrologue de son temps, qu’Akiba apprend que le jour des noces de sa fille sera aussi le jour de sa mort, une mort occasionnée par la piqure d’un serpent.
Il n’est pas question de ne pas fêter les noces néanmoins! Elles constituent l’étape la plus haute dans la destinée humaine. Elles opèrent la jonction de ce qui était séparé : le haut, le bas, la lumière et l’ombre, l’homme et la femme. C’est l’instant hors du temps où les mondes divers se réconcilient et s’embrassent sur la bouche. Et même sous la plus fatale des menaces, il n’y a pas de choix possible. Les noces, il faut les fêter!
Des troupes de serviteurs s’affairent dans le territoire où va être dressée la somptueuse tente. Ils traquent les nids de serpents et de scorpions.. La fête se prépare. Des hôtes sont attendus des quatre coins de l’horizon. De toutes directions arrivent les caravanes des plus grands Sages de l’époque et de leurs familles. Puis c’est le jour ultime. La mariée rayonne. Elle est le réceptacle de toute grâce. La journée fatidique se déroule selon tout le cérémonial prévu. Au soir, les époux sont accompagnés par toute l’assemblée jusqu’au lieu où ils se retirent. La nuit baigne dans la paix.
Au lendemain, Akiba fait venir sa fille et lui dit:
“Nehama, ma fille bien aimée, miel de mon âme et de mon cœur, tu as fait faillir la prédiction du plus grand astrologue babylonien. Tu as mis en mouvement l’impossible: la Treizième Etoile a lui !
Décris-moi tout dans les détails la journée d’hier, chaque mot que tu as dit, chaque mouvement que tu as fait.”
Elle décrit tout, instant après instant, la venue de chacun, les bénédictions, les paroles, les propos échangés, tout ce dont elle se souvient.
“Et encore?... et encore?..." demande le père.
Ah oui! A un moment, un vieux mendiant est entré sous la tente. Toute l’assistance était absorbée par les psaumes de bénédiction et les lumineux commentaires d’un de vos grands hôtes. Je me suis glissée vers l’ouverture et j’ai aidé le vieil homme à ôter sa cape. Puis j’ai pris une flèche dans le panier à l’entrée et je l’ai plantée selon la coutume dans le mur pour y suspendre l’étoffe.”
(Un mur de crépi, grossièrement mêlé de paille, était alors bâti à l’entrée des tentes de fête pour y recevoir les vêtements.)
Akiba bondit sur ses pieds.
“Montre-moi l’endroit où tu as enfoncé la flèche.”
Nehama le rejoint.
“Là, non là, exactement là.”
Akiba s’empare de l’empenne et tire d’une main. Il ramène avec la flèche le serpent dont elle a percé la tête.
Que s’est-il passé? La Treizième Etoile a lui.
Nehama a fait le geste que personne n’attendait d’elle, le geste de plus, le geste de l’infinie délicatesse d’amour : elle a traité le mendiant avec les égards du roi. Elle a enrayé d’un grain de sable la puissante machinerie des Destins. C’était le geste que personne n’attendait de personne. Le geste de folle humanité et de folle noblesse. Le geste qui fait basculer les mondes.
Christiane Singer
Derniers fragments d’un long voyage (Ed. Albin Michel)
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Akiba accumula sur la tête et le cœur d’un seul homme tout le savoir et toute la sagesse possibles. Ne dit-on pas d’Akiba qu’il confirma la présence du Cantique des Cantiques dans le canon des Ecritures?
Sa fille Nehama (“consolation” en hébreu) est l‘enchantement de sa vie, une source de miel, de sagesse et de lait.
C’est de la bouche de son ami, le plus grand astrologue de son temps, qu’Akiba apprend que le jour des noces de sa fille sera aussi le jour de sa mort, une mort occasionnée par la piqure d’un serpent.
Il n’est pas question de ne pas fêter les noces néanmoins! Elles constituent l’étape la plus haute dans la destinée humaine. Elles opèrent la jonction de ce qui était séparé : le haut, le bas, la lumière et l’ombre, l’homme et la femme. C’est l’instant hors du temps où les mondes divers se réconcilient et s’embrassent sur la bouche. Et même sous la plus fatale des menaces, il n’y a pas de choix possible. Les noces, il faut les fêter!
Des troupes de serviteurs s’affairent dans le territoire où va être dressée la somptueuse tente. Ils traquent les nids de serpents et de scorpions.. La fête se prépare. Des hôtes sont attendus des quatre coins de l’horizon. De toutes directions arrivent les caravanes des plus grands Sages de l’époque et de leurs familles. Puis c’est le jour ultime. La mariée rayonne. Elle est le réceptacle de toute grâce. La journée fatidique se déroule selon tout le cérémonial prévu. Au soir, les époux sont accompagnés par toute l’assemblée jusqu’au lieu où ils se retirent. La nuit baigne dans la paix.
Au lendemain, Akiba fait venir sa fille et lui dit:
“Nehama, ma fille bien aimée, miel de mon âme et de mon cœur, tu as fait faillir la prédiction du plus grand astrologue babylonien. Tu as mis en mouvement l’impossible: la Treizième Etoile a lui !
Décris-moi tout dans les détails la journée d’hier, chaque mot que tu as dit, chaque mouvement que tu as fait.”
Elle décrit tout, instant après instant, la venue de chacun, les bénédictions, les paroles, les propos échangés, tout ce dont elle se souvient.
“Et encore?... et encore?..." demande le père.
Ah oui! A un moment, un vieux mendiant est entré sous la tente. Toute l’assistance était absorbée par les psaumes de bénédiction et les lumineux commentaires d’un de vos grands hôtes. Je me suis glissée vers l’ouverture et j’ai aidé le vieil homme à ôter sa cape. Puis j’ai pris une flèche dans le panier à l’entrée et je l’ai plantée selon la coutume dans le mur pour y suspendre l’étoffe.”
(Un mur de crépi, grossièrement mêlé de paille, était alors bâti à l’entrée des tentes de fête pour y recevoir les vêtements.)
Akiba bondit sur ses pieds.
“Montre-moi l’endroit où tu as enfoncé la flèche.”
Nehama le rejoint.
“Là, non là, exactement là.”
Akiba s’empare de l’empenne et tire d’une main. Il ramène avec la flèche le serpent dont elle a percé la tête.
Que s’est-il passé? La Treizième Etoile a lui.
Nehama a fait le geste que personne n’attendait d’elle, le geste de plus, le geste de l’infinie délicatesse d’amour : elle a traité le mendiant avec les égards du roi. Elle a enrayé d’un grain de sable la puissante machinerie des Destins. C’était le geste que personne n’attendait de personne. Le geste de folle humanité et de folle noblesse. Le geste qui fait basculer les mondes.
Christiane Singer
Derniers fragments d’un long voyage (Ed. Albin Michel)
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