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jeudi 13 novembre 2008

Attentif

La Pleine Conscience: du sommeil à l'éveil.
Texte qui a servi de fil conducteur à la matinée du 8 novembre.

Rester attentif est un véhicule pour nous mener du sommeil à l’éveil.

Si vous ne savez pas que
vous êtes assis, ou debout ou en train de marcher,
en train de penser à quelque chose
en train de ressentir quelque chose (physique ou émotionnel)
vous êtes alors endormi.

Quand nous allumons la lumière de la Pleine Conscience nous passons du sommeil à l’éveil. Le verbe “buddh”en sanscrit signifie “s’éveiller” et celui qui s’éveille est appelé un Bouddha.
Un Bouddha est une personne qui est toujours éveillée.
De temps en temps nous accédons à cette conscience, nous sommes alors des Bouddhas occasionnels.
Chaque fois que la Pleine Conscience s’allume, la concentration et la compréhension sont présentes.
Si nous pouvons nous arrêter et regarder attentivement, nous arriverons à voir clairement.

Mais qu’est-ce qui doit s’arrêter?
Arrêt ne veut pas dire suppression, c’est seulement la transformation de l’oubli en rappel.


Nos pensées, nos émotions, nos sentiments, nos sensations coulent comme une rivière.
Si nous essayons d’arrêter le courant, nous nous heurterons à la résistance de l’eau.
Il vaut mieux se laisser porter par le flot et nous serons à même de l’amener où nous souhaitons qu’il aille.
Nous ne devons pas tenter de le bloquer.
Gardons à l’esprit que la rivière doit couler et que nous allons la suivre.
Nous devons être conscient de chaque petit cours d’eau qui se joint à elle.
Nous devons être concient des pensées , des sensations, des émotions ou sentiments qui naissent en nous, de leur naissance, de leur durée, de leur disparition.
Afin que la rivière coule à la lumière de la Pleine Conscience.

Pouvons-nous prendre le temps entre nos mains? Le faire ralentir?

Tout d’abord soyons là
Allumons la touche de la Pleine Conscience afin de ne pas se laisser emporter par le courant de la vie. Nous ne sommes pas seulement une feuille ou un morceau de bois emporté ou balloté par une rivière en furie.
Grâce à la Pleine Conscience, chacun de nos gestes peut prendre une nouvelle dimension et nous découvrons que nous ne sommes pas de simples machines, que nos activités ne sont pas que des actes répétés mécaniquement car
la Vie est en nous
que cette vie est un miracle
que nous sommes tous un miracle.

Quand nous sommes gagnés par la confusion et la dispersion, nous pouvons nous demander:

Que suis-je en train de faire en ce moment?
Suis-je entrain de gaspiller ma vie?
Ces questions raniment automatiquement la Pleine Conscience et ramène notre attention sur la respiration et chaque seconde de notre travail redevient vivant.

Sourire intérieur.
Observez alors ce que vous ressentez.
Un léger sourire intérieur nourrit la Pleine Conscience
Ce sourire nous amène à cet état de paix que nous avons perdu et qui est là.
Même si la rivière est toujours là, continue de couler.
Nous pouvons nous sentir en paix.
Être en paix,
ne veut pas dire que nos pensées, nos sensations, nos sentiment ou émotions sont figés.
Être en paix ne signifie pas être anesthésié.
Un esprit paisible n’est pas synonyme d’esprit vide de pensées, de sensations et d’émotions.
Un esprit paisible n’est pas un esprit absent.
Il est évident que les pensées, les sensations, les émotions, ne composent pas l’intégralité de notre être mais font également partie de notre soi.


THICH NHAT HANH, LA VISION PROFONDE, Ed: Albin Michel.

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