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lundi 15 septembre 2008

Iyengar

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Puisque on sollicite des témoignages, je me permets cette première intervention sur le blog. Je partage le ressenti de notre amie Hélène vis-à-vis de l’enseignement de Patricia et du chemin intime qu’il suggère, à travers une pratique sincère du yoga.
Pour moi, Patricia et ses cours ont été une Vraie Rencontre, de celles susceptibles de déterminer une vie.
Aujourd’hui, pour aller au bout d’une curiosité qui est la mienne, j’ai décidé de commencer à pratiquer du Yoga Iyengar. Il est vrai que la pratique est différente et si d’une part je suis enthousiaste de cette nouvelle aventure, de l’autre je suis aussi dans le « deuil » de mon ancien univers, de vous tous, que je croisais désormais régulièrement et dont certains êtes devenus des amis, de Patricia bien sûr, de son enseignement généreux et bienveillant, mais je vis le deuil aussi de cette dimension de recueil sur soi qu’on expérimente dans les cours de Patricia et que, en effet pour le moment, je ne retrouve pas dans la pratique du yoga Iyengar. J’ai néanmoins le sentiment qu’il faut, pour le moment, que je me dirige par là.

Je vous embrasse donc tous et toutes chaleureusement et j’espère que nos chemins se recroiseront un jour.

Valeria

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« Ne faites pas de distinction en disant que vous pratiquez un meilleur yoga que ceci ou un moins bon yoga que cela. Le yoga est un comme le monde est un et comme les habitants du monde sont un. Parce que vous êtes originaire de l’endroit appelé Italie ou de l’endroit appelé Amérique, vous devenez un Italien ou un Américain. Je suis originaire de l’Inde, je suis donc un Indien, mais en tant qu’êtres humains, il n’y a pas de différence entre nous. En yoga aussi, certains peuvent prendre un chemin qui sera pour eux la clef leur permettant de faire l’expérience de la réalisation du soi, tandis que d’autres prendront un autre chemin ; mais je dis qu’il n’y a absolument aucune différence entre les diverses façons de pratiquer le yoga ».
B.K.S. Iyengar, L’Arbre du yoga

Image envoyée par Valeria

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mercredi 10 septembre 2008

YoOuesangha témoignage 2

Pour ceux qui ne l'auraient pas compris dans mon premier post, ce stage de yoga avec Patricia à Ouessant m'a ouvert les yeux.
J'ai reçu de cette expérience unique ce que j'ai bien voulu me donner à moi-même et recevoir des autres.
La seule posture face à tout enseignement. Sur le chemin de l'école, mon père me disait dès le primaire "tu recevras de ta maîtresse l'attention et le travail que tu lui offriras."
A Ouessant j'ai ouvert les yeux.
Pour une photographe c'est très important, vous en conviendrez.
Un illustre confrère ( Guy Le Querrec- agence Magnum) aimait à répéter à ses élèves:"Il faut passer vos yeux au papier de verre"
Au cours d'une baignade dans les eaux glacées de Ouessant, Jean me rappelle " mais tu sais bien que l'on ne reçoit d'un enseignement que ce que l'on veut bien y apporter soi-même..;"
A Ouessant j'ai ouvert les yeux pour preuve mes images ont changées.
Elles renouent avec un style que j'avais autrefois mais avec plus de "pétulance", de gaieté.
Cet auto-portrait a été réalisé -sans montages- à la suite d'une soirée avec une amie très chère à mon retour de Ouessant.
J'en conviens en petit format ( sur vos écrans) cette image est peu lisible.Et je suis encore très loin de l'épuration dont mon esprit a besoin.


A ce moment- là j'ignorais encore que des événements familiaux douloureux parce que difficiles à admettre allaient me confirmer que j'ai désormais la liberté de plonger au coeur de mes ressources profondes pour apprécier et mettre à distance la douleur primale engendrée par certains rapports humains.
Cela va faire 7 ans que je souffre comme une bête simplement parce que je n'ai jamais voulu admettre que je souffrais.
En termes psychanalytiques de regarder dans les yeux les bébêtes que j'ai dans la tête va me permettre enfin, à l'âge de 50 ans de me construire sur du réel.
Comme si mes comportements prenaient un nouveau sens, une véritable orientation vers un but enfin légitime, le mien.
Ni tambours, ni trompettes, c'est comme si je l'avais toujours su et/ou attendu, cherché.
La route est longue , pavées de renoncements douloureux mais salutaires, en bonne compagnie, la vôtre yogi-gang, entre autres, et celle de Patricia en particulier.
L'enseignement de Patricia n'est pas une panacée sauf peut-être pour qui refusant la nature changeante de toutes choses s'accroche à l'illusion du pouvoir de l'immuable.
Pour ma part, chacun des cours de notre professeur de Hatha-Yoga est un renouvellement, un souffle.
Nombre d'entre nous s'engagent plus avant au fur à mesure de notre pratique,
J'aimerais lire d'autres témoignages sur ce blog, dont c'est je crois une des vocations premières.
Parce que nos expériences sont individuelles, elles doivent s'enrichir les unes des autres.

mardi 9 septembre 2008

YoOuesangha témoignage 1

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Mar-Kers

Le phare du Crea'ch (Ouessant ouest) par une nuit de brouillard intense!...mystère de la pose longue et des capteurs ccd
-ce qui explique les avancées prodigieuses des astronomes précurseurs numériques-
Pour moi elle matérialise une étape sur le chemin, et puis c'est drôle, je vois objectivement du brouillard et mon appareil me dit "étoiles"...
Mon âme serait-elle plus sereine que je ne le perçois encore ?
Mes cinq sens ne seraient-ils pas un frein, à tout formater ?
La pratique mentale , à laquelle Patricia nous invite avec assiduîté , comme si c'était là la chose la plus simple du monde,
cette pratique mentale à laquelle mon corps expressif m'a contrainte en ce Ouessant 2008,
m'a défait quelques noeuds dans mon corps et ouvert quelques portes en méditation,
comme si le mental fabriquait un brouillard factice.
C'est une évidence , encore faut-il le vivre.
Savoir pour la petite histoire que cette prise de vue était un test pour caler mon temps de pose et l'ouverture de mon diaphragme, qu'une fois tout en place, soit 1/4 de minute plus tard je n'ai plus vu le phare ou une lueur de la nuit, la corne de brume elle, redoublait de profondeur.

Hélène Hubert